Dom za vesanje

Ceci est un blog. Inutile de surcroît. Passez votre chemin.

07 août 2009

21.

21 grammes s'évaporent à notre mort.
21 ans d'existence.
C'est maigre, ça pèse pas lourd dans la balance.
Mais que voulez-vous, je m'en contente.
Mon chien est en train de mourir à petit feu, compagnon de mes jeunes années.
Moi je me prends un an sur le coin de la gueule, alors que je n'ai rien demandé à personne ni rien fait pour mériter ça.
Je vieillis, inexorablement.
Tout à l'heure, on parlait de l'été 2006, l'année du bac ; et ce qui est terrible, c'est que je ne me rappelle même plus comment l'avoir passé.
Ca pèse pas lourd, 21 ans.
Mais c'est tout juste le temps d'entrevoir enfin comment on souhaite modeler sa vie, et surtout ce que l'on ne veut pas en faire.
Faire des rencontres fantastiques en à peine trois jours, germes que l'on souhaite entretenir pour l'avenir.
Parler cinéma, au détour d'une clope et d'un verre de vin, parler de guerre et de délivrance, de beaux textes et de pays lointains.
Se donner le temps de réfléchir.
Se poser.
Enfin.

essai_4ok
Un jour nous aussi, nous marquerons les murs de l'histoire...

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09 mai 2009

The ideal Crash.



"Pour moi que tu vantes ton cul vermoulu, presque escarrifié, tu vantes ton amour autant que les bleus sur ton cul, tu dis que tu m'aimes et tu es là pour moi, on ne s'est pas vus depuis trois ans, qu'importe tu m'aimes.

L'orchestre de tes organes a joué dans le mien."

Arrêter d'être une victime.
Ne plus se poser de questions.
Reprendre le contrôle sur sa vie.
Assumer sans rien attendre en retour.

 

Faire le grand saut.
En faisant gaffe à n'pas trop s'casser la gueule.

 

vus_d_en_haut

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03 mai 2009

Marie ou Marylin?

"On a des idées bêtes à la même seconde : l'idée de dire le trouble avec des mots, l'idée que la vie vaut d'être vécue juste pour cet instant où nos mains flirtent avec un même précipice, l'idée d'un amour qui ne serait pas du fumier.
On remplace vite les idées idées bêtes par des idées obscènes, on préfère ces idées-là, dans la foulée on fait l'amour sur une table."

Juste une putain.
Non, après reconsidération des faits, même une pute serait mieux traitée.
Je suis sa chose, son jouet, petit bout de femme éparpillée, écartelée entre désir et raison.
Je lui appartiens, je bave devant lui tel un chien devant son os. Je n'ai aucune dignité, me laisse aller, me laisse céder quand ça l'arrange.
Combler le vide, le gouffre profond, le puits sans fond qui se creuse un peu plus chaque jour et s'abandonner, toute entière, corps et âme, le temps d'un soupir d'extase laissant place à celui du dégoût.
Faire ça comme des chiens en rut, et puis plus rien, rebrousser chemin en évitant de croiser nos regards, raconter des banalités pour estomper la gêne.
Et puis adieu, à un jour, à jamais.
Plus de réponse, le silence.
Y a rien de pire que le silence, sorte de mur nous renvoyant l'écho de notre propre désespoir, miroir de notre médiocrité.
Plus bas que terre, je creuse encore mais tout de même, je n'aurais jamais pensé en arriver là... devenir cette femme-là. Devenir Toi, dans sa robe rouge, provocatrice, une Dunhill aux lèvres, attendant le premier venu. Ou plutôt le malvenu.
Que voulez-vous, je suis faible.
J'attends l'antidote.



 

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21 janvier 2009

C'est irrémédiable.

A chaque fois que je suis malade (soit une grippe carabinée avec supplément angine tous les deux ans maxi), j'ai l'impression que je passerai pas la nuit. Je vois l'heure de ma mort approcher au ralenti tandis que les chiffres se moquent de moi sur le réveil luminescent, phare dans la nuit me faisant rêver d'un lendemain nouveau, illusion de la myopie, pour me rendre compte en me rapprochant que je bataille avec mes délires fiévreux depuis seulement 2 heures.
Vous voyez la scène dans Trainspotting, celle où Renton, en manque d'héroïne, est en proie à plein d'hallus assez cauchemardesques jusqu'à ce qu'un bébé mort rampant au plafond lui tombe sur la gueule après une rotation à 180° de sa tête, façon l'Exorciste? Ben pour moi c'est à peu près pareil, le bébé en moins.
Des délires sans queue ni tête qui me tiennent éveillée jusqu'à ce que la douleur soit trop forte.
Je déteste ça, ces longues journées où le simple fait de déglutir est une souffrance atroce, où ces foutues sueurs froides me donnent l'allure d'une épileptique camée attendant sa dose quotidienne de méthadone.
J'ai horreur de ça, parce que ça me rappelle que, malgré les apparences,

"Merde, je crois que j'ai peur de la mort".
brothersquay

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18 janvier 2009

"Le restant de mes jours on me dira : tu fais ton âge."

Je déteste rêver de choses qui m’échappent inexorablement. De fantômes d’hier dont le nom s’est effacé avec l’érosion des années. De personnes qui ont sans doute marqué ma vie de manière plus ou moins forte mais que j’ai plongées dans l’oubli, dans l'arrière-boutique de l'enseigne délabrée de ma mémoire.

On est si peu de chose.

Je n’aime pas la sensation que procure un déjà-vu, le sentiment de revivre quelque chose d’enterré, qui fait déjà partie du passé et qui m'impose face à l’inéluctable vérité : je vieillis. Ce genre de scènes où je suis une voiture, la même que mes parents il y a des années, où à l’arrière deux gamins me regardent longuement, sans que je puisse décoder ce qui se dit derrière ces deux paires d’yeux grands ouverts sur le monde. Ca me donne l’impression que l’on me déshabille, me met mal à l’aise ; je me revois à leur âge, quand mon frère et moi regardions impassiblement les conducteurs qui nous suivaient durant les longs trajets pour nous rendre chez nos grands-parents, en cherchant peut-être à percer à jour leurs secrets.

C’est désarmant de se sentir impuissant à ce point.

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Je ferai mon âge, ni plus ni moins.





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28 décembre 2008

Y a des chansons comme ça.

 « Elle fout toute sa vie en l’air,

Et toute sa vie, c’est pas grand-chose ;

Qu’est-ce qu’elle aurait bien pu faire,

A part rester seule dans son lit,

Le soir entre ses draps roses… »


Ca vous fait toujours un petit quelque chose quand on tombe dessus au hasard d’une station, en plein milieu de la nuit. Balavoine qui scandait qu’il voulait mourir malheureux pour ne rien regretter (s'il avait su) ou bien la groupie du pianiste qui ne cessera de le suivre et l’aduler partout où il ira sans un mot, sans un geste tendre en retour.

Je souris un peu bêtement en me reconnaissant dans cette description, toute aussi naïve, parfois touchante, mais à courir après une cause perdue, comme un jar derrière son oie. C’est assez pitoyable mais c’est plus fort que moi, la défaite a un goût amer auquel on finit par s’habituer. Peut-être une façon de se complaire et finalement provoquer son malheur pour aller droit à sa perte.

"Un suicide, mon petit chou."


Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Head-on, Fatih Akin.

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23 novembre 2008

"Par délicatesse, j'ai perdu la vie"

Les triangles amoureux truffaldiens; des photos de nouveaux nés ayant vu le jour moins d'une heure à peine; celles de cadavres momifiés déterrés quelque part au Guatemala, morts depuis trop longtemps déjà; Résolution de Nathaniel Mechaly qui tourne en boucle au rythme des échappées laides au pays des cauchemars; des rêves toujours plus réalistes, une nouveauté pour celle qui ne songeait jusqu'ici qu'aux écrans noirs des abonnés absents de l'inconscient; une rupture; Rimbaud, Pasolini et les autres, ramenés à la vie par Ernest Pignon-Ernest, l'instant d'une photo, sur un papier qui se déchire déjà, au travers duquel les vestiges d'un oubli sommeillent; une lassitude matinale quotidienne chaque jour plus pesante; un enterrement au milieu des visages, des figures, des figurants qui s'effaceront à leur tour, pour mieux ressusciter au détour d'une photo de classe ou bien d'un éclat de vivre; la voix de Jeanne Moreau et le phrasé de Catherine; des photos mais les idées en berne; le suicide de Matteo qui se prenait pour Nicola; anthropologue de la mendicité le temps de quelques heure, avant de retrouver un foyer chauffé et aimant; les regards des idoles d'autrefois brûlés à l'amertume ou bien à la flamme qui animait ceux qui leur vouaient un culte; des douleurs thoraciques persistantes et un trou qui n'en finit pas de se creuser dans la joue droite; la pétrification en plein trafic routier à l'écoute hasardeuse de ce qui se révélait bien, premiers malaise et émois passés, être le son du Sombre Désir d'entendre cette voix brisée à nouveau; une fuite vers le passé pour se protéger de l'avenir; une envie de renouveau mais une claustration sur l'ego terni.

"Le tourbillon d'la vie", en définitive.

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Et on ressucitera Verlaine, un jour de mistral.
Je lève mon verre au Pauvre Lilian!



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20 septembre 2008

Entre les murs.

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Y a des soirs comme ça, où l'on sait pas pourquoi, mais une simple musique pourtant déjà entendue maintes et maintes fois, pourrait nous déclencher un torrent de larmes.
Il ne faut pas cherhcer à comprendre, il n'y a pas d'explication rationnelle.

Putain d'hypersensibilité.

C'est pas malsain, juste... soudain. Et inattendu.



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07 août 2008

"La vie est un arbre qu'on élague, je serai la branche que la mort coupera" (Gaston Couté)

Voilà, j'ai survécu.

Vingt ans.
Vingt temps.
Vain temps?

J'ai longtemps détesté cette idée, gravir les palliers en essayant de voir un peu plus clair dans le brouillard des doutes à chaque nouvelle ascension, faire le point, revoir les priorités, sentimentalement, professionnellement, et autres.
Vingt ans, une petite mort.
Un adieu définitif aux bribes d'insouciance, "je ne serai plus un enfant, jamais plus.[...] Le restant de mes jours on me dira : tu fais ton âge. Je ferai mon âge, ni plus, ni moins."
Welcome to the new world.
Vingt ans, le début de la fin, le chemin vers la trentaine, toujours plus de questions, toujours cette même question, qui se fait écho contre les murs d'un esprit malade.

Et après?

Un avenir incertain qui se profile, des souvenirs que je sème tel un petit Poucet, dans des carnets bleus ou sur des morceaux de papiers qui finiront bien par s'égarer.
Maintenant, il faudra cocher la case "20-25 ans" à chaque nouveau questionnaire. Quelle angoisse.

Le téléphone n'a pas cessé de vibrer aujourd'hui, je vous remercie pour vos pensées.
Je te remercie toi, Julia, pour cet embarquement into the wild, parées de notre Nutella, notre champagne, ta guitare, ce ciel bleu malgré la pluie, un étang étrangement clair et le sourire que tu as maintenu malgré cet enterrement d'une dizaine qui s'achève.

Que ferais-je sans elle?
Avec ses cheveux courts, elle me rappelle Isabelle, ou Elodie Bouchez dans La Vie Rêvée des Anges.
J'espère que je ne suis pas Marie.

Il est temps de faire le bilan.
Rembobiner les bandes de mon Nagra, en mettre de nouvelles.
Changer de cassette, tout recommencer.
Il est temps.

Merci. =)

julia

Ambiance acoustique au bord de l'eau, un petit air du Retour.
Guerilla Poubelle, Mano Solo, Noir Dez.
Notre playlist.

On aurait pu construire,
Ecrire des poèmes sur les murs,
Faire un potager du champ de Mars
Noyer tous les flics dans la Seine,
On aurait pu arrêter d'boire,
Ouvrir les cages des animaux,
On aurait pu s'ouvrir les veines;
Et paris serait beau…

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30 juillet 2008

Absence, abstinence (prolongée)

Promis, je vous raconterai tout.

Je mets momentanément ma vie sociale entre parenthèses.
Un sourire et une boule au ventre, qui grandit de jour en jours.
J'arrive même plus à bouffer tellement j'ai mal rien qu'à y penser.
Tiens, j'ai perdu un kilo.
Et le reste aussi.

Je déteste les fins.

C'est viscéral.

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Posté par dom_za_vesanje à 23:38 - L'ère de rien - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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