Dom za vesanje

Ceci est un blog. Inutile de surcroît. Passez votre chemin.

21 janvier 2009

C'est irrémédiable.

A chaque fois que je suis malade (soit une grippe carabinée avec supplément angine tous les deux ans maxi), j'ai l'impression que je passerai pas la nuit. Je vois l'heure de ma mort approcher au ralenti tandis que les chiffres se moquent de moi sur le réveil luminescent, phare dans la nuit me faisant rêver d'un lendemain nouveau, illusion de la myopie, pour me rendre compte en me rapprochant que je bataille avec mes délires fiévreux depuis seulement 2 heures.
Vous voyez la scène dans Trainspotting, celle où Renton, en manque d'héroïne, est en proie à plein d'hallus assez cauchemardesques jusqu'à ce qu'un bébé mort rampant au plafond lui tombe sur la gueule après une rotation à 180° de sa tête, façon l'Exorciste? Ben pour moi c'est à peu près pareil, le bébé en moins.
Des délires sans queue ni tête qui me tiennent éveillée jusqu'à ce que la douleur soit trop forte.
Je déteste ça, ces longues journées où le simple fait de déglutir est une souffrance atroce, où ces foutues sueurs froides me donnent l'allure d'une épileptique camée attendant sa dose quotidienne de méthadone.
J'ai horreur de ça, parce que ça me rappelle que, malgré les apparences,

"Merde, je crois que j'ai peur de la mort".
brothersquay

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18 janvier 2009

"Le restant de mes jours on me dira : tu fais ton âge."

Je déteste rêver de choses qui m’échappent inexorablement. De fantômes d’hier dont le nom s’est effacé avec l’érosion des années. De personnes qui ont sans doute marqué ma vie de manière plus ou moins forte mais que j’ai plongées dans l’oubli, dans l'arrière-boutique de l'enseigne délabrée de ma mémoire.

On est si peu de chose.

Je n’aime pas la sensation que procure un déjà-vu, le sentiment de revivre quelque chose d’enterré, qui fait déjà partie du passé et qui m'impose face à l’inéluctable vérité : je vieillis. Ce genre de scènes où je suis une voiture, la même que mes parents il y a des années, où à l’arrière deux gamins me regardent longuement, sans que je puisse décoder ce qui se dit derrière ces deux paires d’yeux grands ouverts sur le monde. Ca me donne l’impression que l’on me déshabille, me met mal à l’aise ; je me revois à leur âge, quand mon frère et moi regardions impassiblement les conducteurs qui nous suivaient durant les longs trajets pour nous rendre chez nos grands-parents, en cherchant peut-être à percer à jour leurs secrets.

C’est désarmant de se sentir impuissant à ce point.

S73R2696

Je ferai mon âge, ni plus ni moins.





Posté par dom_za_vesanje à 13:35 - L'ère de rien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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