« Elle fout toute sa vie en l’air,

Et toute sa vie, c’est pas grand-chose ;

Qu’est-ce qu’elle aurait bien pu faire,

A part rester seule dans son lit,

Le soir entre ses draps roses… »


Ca vous fait toujours un petit quelque chose quand on tombe dessus au hasard d’une station, en plein milieu de la nuit. Balavoine qui scandait qu’il voulait mourir malheureux pour ne rien regretter (s'il avait su) ou bien la groupie du pianiste qui ne cessera de le suivre et l’aduler partout où il ira sans un mot, sans un geste tendre en retour.

Je souris un peu bêtement en me reconnaissant dans cette description, toute aussi naïve, parfois touchante, mais à courir après une cause perdue, comme un jar derrière son oie. C’est assez pitoyable mais c’est plus fort que moi, la défaite a un goût amer auquel on finit par s’habituer. Peut-être une façon de se complaire et finalement provoquer son malheur pour aller droit à sa perte.

"Un suicide, mon petit chou."


Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Head-on, Fatih Akin.